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 Chroniques des Temps Obscurs et hommage aux vieux de la vieille

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Tarod
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MessageSujet: Chroniques des Temps Obscurs et hommage aux vieux de la vieille   Jeu 8 Juin - 23:23

Quelle légitimité quand on vient poster ses nouveaux écrits sur un forum qu'on ne fréquente plus depuis plusieurs années ? Faible. On est d'accord.

Pourtant, je tenais à vous présenter mon nouveau projet. Parce que Fantastiqua, Kanoë, Rosiel, Zarathos, Fel... ce nouveau projet, c'est un peu grâce à vous.

J'ai commencé à surfer sur les forums RPG très tôt, et suis assez vite arrivée sur Fantastiqua. Et c'est sur ce forum que j'ai passé le plus de temps, que j'ai le plus développé ma plume, et surtout que je me suis le plus éclatée. C'est par le forum que j'ai repris goût à l'écriture.

C'est aussi par ce forum que j'ai pu découvrir le sacro saint jeu de rôle. Grâce à lui que, lorsqu'on m'a proposée une place à une table, j'ai répondu avec un grand oui enthousiaste.

Alors pourquoi je vous raconte tout ça ? C'est très simple : mon projet n'est autre que la restitution romancée de mes parties de jeu de rôle.

Et je pense que ça peut en intéresser quelques uns ici.

Les Chroniques, à la manière des Annales de la Compagnie Noire, mais aussi de ce que nous faisons sur Fantastiqua, sont rédigées du point de vue de mon personnage.
Hida est une guerrière barbare, qui se bat pour sa survie dans un monde ravagé par les Abominations. La moitié de la population a été anéantie par ces créatures sorties tout droit d'un cauchemar. La plupart des villes ne tiennent plus debout. Tout est à refaire, et le danger rôde.

Je n'en dis pas plus. A part peut être qu'il s'agit bien de fantasy, avec tout le package habituel, héros, quêtes, prophétie, magie, épées et dragons. Enfin on n'a pas encore croisé de dragons. Et forcément, vu qu'on est sur un jeu de rôle, il y a beaucoup de rebondissements, beaucoup d'actions, et Hida n'est pas forcément le personnage principal de cette aventure ! C'est juste elle qui raconte.

Voilà voilà. Si certains d'entre vous sont intéressés, je serai ravie de vous partager l'aventure, et d'avoir vos retours. Je vais poster le premier chapitre à la suite de ce post, en essayant d'avoir une mise en page correcte Smile

Encore merci à tous, et en particulier à Kanoë, Rosiel, Zarathos et Fel

Couverture:
 


Dernière édition par Tarod le Ven 9 Juin - 0:06, édité 3 fois
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Tarod
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MessageSujet: Re: Chroniques des Temps Obscurs et hommage aux vieux de la vieille   Ven 9 Juin - 0:03


Livre I - La caravane

Sur la route, tada tadadada


La caravane avançait de son rythme morne et rassurant. Devant moi, elle s'étendait à perte de vue, long serpent d'hommes et de charriots soulevant la poussière sur leur passage. Derrière venaient seulement mon clan et les derniers fermiers que nous avions ramassés quelques jours auparavant. Mon yeux s'attardèrent sur un forgeron bien bâti, dans la force de l'âge, qui menait par la bride une jument grise placide, et sur le petit garçon qui manquait de tomber de son dos. Les deux hommes de ma vie me sourirent en captant mon regard posé sur eux, et je repris ma surveillance le coeur un peu moins lourd.
Nous étions près de deux cents âmes à traverser les terres désormais désertes de la région d'Arkis, en direction de sa capitale. Grand Pat', nomade et maitre caravanier expérimenté, nous menait d'une main de maitre vers ce que l'on espérait être un endroit sûr : avec ses hautes murailles et ses nombreux habitants, la cité avait peut être mieux résisté aux derniers événements. Mais nous voyagions depuis bientôt trois mois, et le désespoir se lisait sur de nombreux visages. Pourtant, notre situation aurait pu être pire.
Depuis la Chute, on ne comptait plus les orphelins, les veuves, les familles et les amis déchirés par le deuil. Chacun avait perdu au moins un proche lors de l'invasion des Abominations, et il n'était pas rare de ne compter que quelques survivants de ce qui constituait autre fois des villes entières. Curieusement, nous nous étions rapidement faits à l'idée que des créatures immondes et surpuissantes pouvaient jaillir de terre à n'importe quel moment pour emporter nos vies. Et nous poursuivions notre misérable existence en essayant de ne pas penser que ce moment pouvait être le dernier. Mais depuis peu, la menace des Abominations, aléatoire et presque irréelle, avait fait place à celle bien tangible des pillards et brigands.
Notre groupe comptait bien plus d'artisans, de vieillards et d'enfants que de guerriers, mais nous nous faisions tout de même forts d'une trentaine de bras capables de manier une arme. Pour certains, ce n'était guère assez, mais je me réjouissais de savoir que nos tentes épées suffisaient déjà à encercler proprement la caravane, décourageant ainsi les plus petites bandes de nous attaquer. En cela, je nous trouvais chanceux, et j'étais fière de faire partie de cette première barrière.
La caravane s'arrêta, me tirant de mes réflexions. Je fronçai les sourcils : il n'était pas l'heure de monter le camps, quelque chose devait se passer à l'avant. Je tendis l'oreille, mais aucun son de cor, ni aucun cri d'alarme ne me parvint. Je restai donc à ma place, la main sur la garde de mon épée. Un certain temps passa avant que le bruit ne commença à courir que des cavaliers d'un certain Duc de Roc Noir nous barraient la route, exigeant un droit de passage. La colère fit battre mon coeur violemment dans ma poitrine. Qui était ce Duc pour profiter ainsi d'une situation qui nous concernait tous ? Qu'espérait-il obtenir de notre misérable caravane, où la plupart n'avaient pour seules possessions que ce qu'ils portaient sur le dos ? Je me retins de foncer à leur rencontre pour leur expliquer mon point de vue à grands coups dans la tête. Mais Grand Pat' avait déjà la situation en main, et un second mot passa, donnant l'ordre de s'installer pour la nuit. Ma fureur retomba sous les responsabilités qui m'incombaient alors, et j'escortai la queue de la caravane vers le cercle de chariots qui commençait à se former.

Le conseil se tint ce soir là, et Grand Pat', de sa voix alourdie par les ans, expliqua à tous la situation telle qu'elle était : les hommes de Roc Noir reviendraient d'ici trois jours pour récupérer le droit de passage, à hauteur de deux sous par tête. Si nous refusions ou ne pouvions payer, il nous faudrait faire demi-tour, ou subir les conséquences d'un impôt impayé. Un brouhaha accueillit ses paroles. Beaucoup se révoltèrent devant l'injustice de la situation, mais peu proposèrent de solution.
Ils ne sont que quinze. Nous pourrions nous battre.
Je ne vis pas qui avait lancé un tel pavé dans la marre. Les réactions fusèrent de toute part, et j'estimai moi même cette solution comme risquée mais tenable. Après tout, nous étions à deux contre un, et nous avions la nuit pour préparer le terrain et éventuellement leur tendre une embuscade.
Ces quinze là ne sont qu'une délégation, il en viendra d'autres ! Et que feront nous alors ?
Encore une fois, je ne parvins pas à identifier celle qui venait de mettre le doigt sur le coeur du problème. Effectivement, nous pouvions à court terme défier le Duc et l'emporter… mais quelles en seraient les conséquences ? Nous étions revenus au point de départ, quand Grand Pat' reprit la parole :
La solution la plus sage, est de payer ce droit de passage. Il en a toujours été ainsi, et nous, nomades, sommes bien placés pour le savoir. Même si les circonstances sont exceptionnelles, il faut croire que toutes les lois n'ont pas été abandonnées. Je propose donc que nous nous cotisions tous, chacun à hauteur de ses moyens, pour nous acquitter de ce droit. Aussi, nous, les douze membres du conseil, passerons ce soir auprès de chaque âme de cette caravane, pour lui demander si elle peut s'investir. Nous ne forcerons personne. Si au matin, la somme demandée n'est pas réunie, alors il nous faudra avancer au plus vite, et prier pour que ces hommes nous oublient.
Grand Pat' ne se faisait aucune illusion quant à cette dernière solution, mais certains le prirent au mot. Je redoutai les résultats, et me demandai si mon clan même pouvait assurer sa part. Je me promis de faire en sorte que cela soit le cas, même si je devais pour cela piocher dans les quelques trésors de guerre cachés dans les fontes de ma jument. La soirée fut silencieuse, et je me réjouis de devoir prendre le premier tour de garde : au moins cela me laisserait loin des intrigues et des décisions politiques…

La nuit ne porta pas ses conseils proverbiaux, et nous nous retrouvâmes le lendemain sans la somme demandée par Roc Noir. Grand Pat' annonça gravement que nous devions prendre la route au plus vite, et rester sur nos gardes. Nous passâmes trois jours dans une tension palpable, où le moindre tressaillement faisait trembler l'ensemble de la caravane. D'autant que le terrain que nous traversions était particulièrement vallonné, ce qui d'une part nous ralentissait, mais réduisait aussi considérablement notre champs de vision.
Je serrai les dents, en me demandant si j'avais le droit d'en vouloir aux autres de cette décision. Il était évident que certains ne pouvaient pas payer leur part, mais d'autres semblaient avoir largement les moyens de supporter leur dette et bien plus. Qui étaient ces marchands et petits artisans pour présumer pouvoir garder leur argent, au prix de la vie des autres ? Ce n'était finalement pas eux qu'engageait la décision de ne pas payer, mais bien moi même, et mes frères d'armes. Les premiers à en payer les conséquence, c'étaient bien les guerriers, qui devraient affronter d'abord les quinze cavaliers, puis des renforts, voire une armée ! Je bouillonnais intérieurement, mais n'osait rien dire. Après tout, Dankrad, mon Jarl, avait accepté la décision de Grand Pat', et ma loyauté lui était acquise.
Je ruminai encore mes idées noires, lorsque le pire finit par arriver. Les éclaireurs revinrent, une expression d'effroi gravée sur leur visage, attestant que quinze cavaliers arborant les armoiries de Roc Noir bloquaient la route un peu plus loin. Une goutte de sueur dégoulina de mon front, et mon coeur accéléra brutalement. Egoïstement, je regrettai d'être placée si haut dans la caravane, et de ne pouvoir veiller directement sur ma famille. Je fermai les yeux et priai instamment mes ancêtres de donner la force à Björn de se sauver avec notre fils si le danger était trop grand. Mais je ne me faisais pas d'illusion : le terrain n'offrait aucune cachette, et les cavaliers avaient été très clairs sur les conséquences de traverser le duché sans s'acquitter de la taxe. Très bien. Dans ce cas, la défaite n'était juste pas une option.
Les guerriers se regroupèrent à l'avant de la caravane, puis avancèrent jusqu'à arriver en vue du bataillon ennemi. Nous fumes séparés en trois groupes : l'un partirait à cheval et contournerait les cavaliers en arc de cercle pour les attaquer sur le flanc droit, suivi de près par un tout petit groupe d'archers, pendant que les autres prendraient la route pour les attaquer de front. Le champs de bataille serait de toute façon très étriqué, à cause du glissement de terrain qui avait formé une petite falaise sur la gauche du chemin. Mon coeur battait la chamade devant cette ligne des quinze cavaliers complètement immobiles. J'avais un très mauvais pressentiment.
Dankrad posa sa main sur mon épaule, comme il en avait l'habitude avant un combat, et fixa ses yeux dans les miens. "Pour le clan.", dit-il, et j'acquiesçais gravement, pendant qu'il continuait son rituel avec les quatre guerriers qui restaient de notre village. J'en profitai pour regarder autour de moi le petit groupe qui chargerait par la route. La plupart étaient des hommes faits, et presque tous se battaient à l'épée et au bouclier. Je m'attardai un moment sur une silhouette un peu plus grande que les autres, d'un homme large d'épaules et à l'aura impressionnante. Je le reconnus comme étant Jarl d'un clan barbare de la caravane, mais ne pus me rappeler de son nom. Il tourna soudain ses yeux bleus vers moi, et je ne pus que détourner le regard sous leur éclat perçant.
Sur notre droite, les premières flèches volèrent en direction de l'ennemi, et les chevaux partirent au petit galop. Il était temps que nous chargions. Je chassai toute appréhension de mon esprit, me concentrant uniquement sur le combat à venir. Finalement, il suffisait de ne pas mourir.
Nous nous élançâmes, non comme un seul corps, mais de manière totalement désorganisée, les uns à la suite des autres. C'est peut être ce qui nous sauva la vie. De la falaise sur notre gauche pleuvaient soudainement d'immenses rochers, lancés avec une précision aléatoire mais non moins mortelle. Je vis un roc écraser sans crier gare un guerrier qui me précédait, et eus tout juste le temps de bondir vers la droite pour éviter de me le prendre en pleine face. Une sueur froide parcourut mon dos, et je sprintai plus que de raison pour arriver au contact. J'osai espérer que l'embuscade qu'on nous tendait n'irait pas jusqu'à menacer la vie de ses propres hommes.
Je n'étais pourtant pas au bout de mes surprises. Arrivée à quelques mètres des cavaliers, je notai avec effroi que leur immobilité suspecte tenait au fer de leurs lances. De leurs lances traversant sans pitié leur corps sans vie et ceux de leur monture. La panique me gagna : derrière eux, deux masses informes, jusque là étendues au sol, se relevaient. Deux trolls.
Ils nous toisaient de leurs trois mètres de hauteur en riant presque. Je pris une seconde pour me réjouir que la mort des cavaliers nous offriraient un répit auprès de Roc Noir, puis me concentrai sur les deux énormes cornes de bélier qui ornaient le front des deux monstruosités qui nous faisaient face. Je passai en revue ce que je savais d'eux, c'est-à-dire pas grand chose. Leur peau était épaisse, difficile à percer, et ils étaient moins bêtes qu'ils en avaient l'air - en témoigne l'embuscade magnifiquement orchestrée dans laquelle nous étions tombés. Je serrai les dents, incapable d'évaluer si trente guerriers contre deux trolls était un combat équitable.
Le premier portait une masse d'arme ornée de pics, et je me jetai sur lui à la suite de mes compagnons. Du coin de l'oeil, j'observai les chevaux modifier leur trajectoire pour foncer sur le second troll. Le choc fut terrible des deux côtés.
Les trolls ne semblaient souffrir que des coups les plus violents, et plus d'une fois nos lames ripèrent sur leur peau sans même les égratigner. À l'inverse, les coups de masse et de cimeterre que nous ne parvenions pas à esquiver nous envoyait valser avec une facilité déconcertante. Heureusement pour nous, les trolls ne pouvaient faire face à plus de deux ou trois hommes à la fois, ce qui laissait aux autre tout le loisir d'attaquer au maximum de leur puissance. Je ne comptais plus combien de fois ma lame taillait ou ricochait sur la chaire. Ni les instincts qui me permirent d'éviter systématiquement la masse d'arme qui swinguait dans un va-et-vient mortel. Ni les cris étranglés de mes compagnons moins fortunés. J'entrai dans une rage de combat où rien d'autre ne comptait que le fil de mon épée.
Le combat s'acheva dans un râle d'agonie déchirant. À nos pieds, les deux masses informes et sanguinolentes ne se relèveraient plus. J'étais épuisée, quoi qu'en un seul morceau. Autour de moi, on s'agitait pour soigner les blessés. A vue d'oeil, il me semblait qu'à part le guerrier qui s'était fait aplatir sous mes yeux, nous ne déplorions aucune perte.
Certains repartirent en direction de la caravane pour rendre compte, et les autres s'attelèrent à la lourde tâche de dégager la route. Nous commençâmes par les deux trolls, trainés et poussés vers le bas coté sans ménagement et au prix d'efforts colossaux. Puis il fallut se pencher sur nos quinze cavaliers empalés.
Je réprimai un haut le coeur au moment où je retirai la première lance des corps gonflés et déjà puants de l'homme et sa monture. Un bruit de succion écoeurant précéda celui de leur lourde chute. L'odeur était infernale, plus encore que la vue des corps désarticulés. Quelqu'un proposa que nous récupérions le matériel qui pouvait l'être. Je n'en trouvai pas la force, mais je vis certains s'emparer d'armes et de pièces d'armure pas trop endommagées. Nous fîmes rouler les cadavres par dessus les corps des trolls, et je pris dès que possible la route pour rejoindre la caravane. Il fallait que je retrouve ma famille, et que j'empêche mon fils d'assister à ce spectacle macabre.
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Rosiel
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MessageSujet: Re: Chroniques des Temps Obscurs et hommage aux vieux de la vieille   Mar 20 Juin - 1:52

j'objecte a l'idée d'être traité de vieux ! *sens son dos craquer péniblement et s'appuie un peu plus sur sa marchette XD*

eh ben t'as pas chomé ! je te donnerai les commentaires un peu plus tard mais O__O

et en effet je suis curieux de savoir comment se sont passées vos games de DND ^^ (enfin, si c'est bien a celui-la que vous jouez XD)

*se demande pourquoi il est dans la liste des remerciements puisqu'il a fait genre un RP avec tarod qui n'a jamais été complété Razz *

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even the touch of the reaper's scythe can never lay to rest the curse called love that I repel with all my might

theme de rosiel: la mort au creux des mains (silent hill 2 -truth)

(merci pour le kit quam !)

   
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Tarod
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MessageSujet: Re: Chroniques des Temps Obscurs et hommage aux vieux de la vieille   Lun 7 Aoû - 23:12


Livre II - Les Plaines de Fer

À la croisée des chemins


Nous profitâmes de quelques jours de répit, pendant lesquels on ne parla plus de Roc Noir et de la menace qu'il représentait. La plupart supposaient que la mort des cavaliers retarderait la révélation de notre présence au Duc, voire l'occulterait complètement. Je n'étais pas si optimiste, mais gardai mon avis pour moi. J'avais tendance à voir les choses plus noires qu'elles n'étaient.
Nous fûmes cependant vite rattrapés par une nouvelle épreuve : une fièvre violente et d'origine inconnue s'était propagée dans la caravane à une vitesse ahurissante et, deux jours seulement après l'embuscade, près d'une âme sur trois était touchée par l'épidémie. La situation me nouait les tripes, car nombre des miens étaient concernés, dont le chaman de notre clan, trois de nos rares guerriers, et plus inquiétant encore, Alrick, mon premier né. J'avais déjà perdu ma fille aux griffes des abominations. Mon fils était la seule raison pour laquelle je me refusais au désespoir. Je ne pouvais le perdre lui aussi.
Nous étions pour la plupart démunis face à la situation. Rapidement cependant, un herboriste à la langue bien pendue annonça qu'il était en mesure de préparer un remède qui pourrait soulager tous les malades. J'avais déjà remarqué cet homme dans la quarantaine, qui se pavanait encore dans de luxueux vêtements complètement inappropriés au voyage, et la prestance dont il faisait preuve m'intriguait. Sous ses beaux atours, il était frêle et plutôt petit, et il n'arrangeait pas cette impression de faiblesse en se laissant tous les jours porter par sa charrette, auprès de sa femme et de ses trois filles. Mestre Mandragoros, tel qu'il se faisait appeler, ne m'inspirait ni confiance ni sympathie, et son penchant pour les grands discours emplis de vide ne me rallierait pas à sa cause. Pourtant, c'était le seul qui proposait une solution à la souffrance de mon fils.
Je mis donc de côté mes impressions sur cet homme qui parlait trop, et décidai de plutôt me référer à ses compétences. Si mes souvenirs ne me jouaient pas de tour, il était présent lors de la bataille contre les trolls. Comme je ne l'imaginai pas au corps à corps, je conclus que j'avais dû le voir dans le corps des archers. Oui, cette arme correspondait bien à sa stature… Je haussai les épaules. Il avait beau dégager une aura qui ne me revenait pas, je n'avais pas vraiment de grief à retenir contre lui. Il ne faisait pas partie des guerriers, pourtant il s'était porté volontaire pour affronter Roc Noir. C'est qu'il devait bien y avoir quelques onces de courage dans son coeur. Cela devrait suffire à lui accorder un peu de ma confiance.
Et de fait, Mestre Mandragoros prépara une potion à l'odeur infâme, mais aux propriétés efficaces. Dès le lendemain, nous vîmes Alrick et tous les autres reprendre des couleurs, ce qui valu à l'herboriste un élan de reconnaissance générale, qu'il accueillit avec une modestie toute feinte. Mes sentiments à son égard demeurèrent partagés, mais je n'oublierai pas ce qu'il avait fait pour mon fils.
Alors que la fièvre reculait, ce furent les récentes marques de passage remarquées sur la route par nos éclaireurs qui occupèrent bientôt toutes les conversations. Les spéculations allaient bon train : pour certains, il s'agissait d'hommes du Duc de Roc Noir. D'autres parlaient avec effroi d'une bande imposante de brigands en quête d'une nouvelle cible. Les plus optimistes espéraient qu'il s'agisse tout simplement de survivants qui nous précèderaient. La journée avança, les vallons nous abandonnèrent à une immense plaine balayée par les vents et aucune théorie ne put être vérifiée, car aucun arbre ni aucune silhouette ne se découpait sur la vaste étendue d'herbes hautes. Seule la route, inlassablement rectiligne, nous rappela que, au bout de notre périple, la civilisation nous attendait.

La fièvre revint à la nouvelle aube, parfois plus violente encore. Je priai mes ancêtres de venir en aide à mon fils, tandis que nous voyions certains enfants et vieillards les plus fragiles décliner à vue d'oeil. S'il résista une journée de plus, Alrick finit cependant par perdre toute force à son tour. Je tremblai de rage devant mon impuissance.
Chaque soir pourtant, le Mestre fabriquait sa potion, quoi qu'en quantité de plus en plus négligeable. Et chaque soir, nous procédions à de puissants rites, puisant la force chez nos ancêtres, par le biais des rares chamans qui peuplaient la caravane. Je sentis mon coeur se serrer en ne voyant pas Renald, le chaman de mon clan, participer aux cérémonies. Le vieil homme, n'avait jamais retrouvé assez de force pour se lever de la charrette dans laquelle il voyageait désormais. Et il suffisait d'un regard vers sa figure cireuse pour constater qu'il n'en avait plus pour longtemps.
Et nous avancions ainsi, tremblant chaque matin que l'un d'entre nous n'ait pas passé la nuit. Et lorsque cela se produisit, c'est un hurlement déchirant qui réveilla la caravane. J'appris dans la foulée qu'il s'agissait d'un enfant de deux ans, petit-fils du Jarl Oldred Jürgenson. Oldred… s'agissait-il de l'imposant barbare aux yeux perçants qui avait combattu les trolls à mes côtés ? J'en eus la confirmation en ne le voyant pas de la journée, lui qui d'habitude faisait régulièrement le tour de la caravane pour vérifier que chaque bras armé était à sa place. Intérieurement, je partageais sa peine. D'autant qu'Alrick ne montrait aucun signe d'amélioration.
Nous poursuivîmes la route jusqu'au soir, comme d'habitude, quoi que les bavardages s'étaient tus par respect pour la famille. Et au couchant, l'enfant eut droit à des funérailles dignes d'un Jarl. Oldred était particulièrement bouleversé, et l'angoisse de la mort qui frapperait à nouveau se lisait sur tous les visages. Je barricadai mon coeur entre quatre murailles en assistant aux aurevoirs déchirants du Jarl à son petit-fils. Par hasard, je croisai son regard bleuté à cet instant, et la souffrance que j'y lus dépassait tout entendement. Alors que quelques jours auparavant, j'avais eu l'impression d'être passée au crible par ses yeux perçants, j'avais à présent devant moi une fenêtre ouverte sur un coeur déchiré. Une profonde peine partagée accompagna notre échange silencieux. Et alors que la foule se dispersait, laissant Oldred et ses proches pleurer leur enfant, je m'empressai de revenir au chevet d'Alrick.
La journée suivante résolut le mystère des traces repérées plus tôt dans la semaine. Les éclaireurs revinrent une fois encore à bride abattue : ils avaient repéré un immense campement à quelques heures de marche. Dans la caravane, l'enthousiasme se mêlait au soulagement. Peut être trouverions nous là-bas quelqu'un qui serait en mesure de guérir la fièvre.
Malgré l'impatience collective, nous n'accélérâmes pas le pas, et arrivâmes au dit campement alors que le soleil descendait tout juste de son zénith. Il s'agissait du plus grand rassemblement d'êtres dont j'avais pu être témoin depuis la Chute. Une véritable marrée de tentes noyait la route et la plaine tout autour. Aucune fabrication en dur, rien que des tentes aux formes et aux couleurs hétéroclites. Grâce à elles, j'estimai à au moins un millier le nombre d'âmes installées ici.
Un barrage nous attendait à l'entrée, maigre barrière de fortune gardée par trois hommes et un elfe. Ils ne sortirent pas leurs armes, mais demandèrent à ce que nous attendions sur place. Un peu en retrait, j'avais du mal à entendre les propos échangés, et hésitai à me rapprocher. Pour cette journée, j'avais la garde du flanc droit de la tête de la caravane. Si j'avançai de quelques mètres, je serai toujours à même de la protéger… D'ailleurs, le danger viendrait plutôt des gardes, devant moi, ou de brigands, à l'arrière, mais il était improbable que quelque chose attaque là où je me trouvais. Je fis donc quelques pas, juste à temps pour voir arriver une délégation particulière : plusieurs cavaliers encadraient en effet un nain drapé d'une toge et de breloques en tout genre, et possédant une sacoche dont maintes plumes et parchemins dépassaient. Celui-ci se présenta sous le nom de Seklobias, ancien administrateur de la cité d'Arkis, et aujourd'hui administrateur des Plaines de Fer, comme on désignait le camps devant lequel nous nous trouvions. Il demanda à être introduit auprès de notre chef, et Grand Pat' s'avança vers lui.
Les deux parlèrent longuement mais efficacement. Grand Pat' expliqua notre situation : les trois mois de marche en direction d'Arkis, la recherche d'un refuge, la fièvre soudaine. Il tut les attaques répétées des brigands, les dangers de la route, le Duc de Roc Noir. Habitué de la route, il devait considérer que tout cela n'avait rien de notable. Seklobias l'écouta avec attention, puis parla à son tour : l'ancienne capitale d'Arkis, vers laquelle se fondait tous nos espoirs, n'était que ruines. Les rares âmes qui la peuplaient s'entredéchiraient dans le but de piller ce qui pouvait l'être. Nous n'étions plus qu'à quatre jours de marche, mais il nous déconseilla fortement de nous y rendre. Au contraire, il nous convia à rejoindre les Plaines de Fer, campement précaire mais où on s'organisait de mieux en mieux et où on ne manquait de rien.
La proposition n'allait pas sans condition : il nous faudrait nous installer d'abord à l'écart de camps, et observer une quarantaine de dix jours, afin de ne pas propager la fièvre dont nous étions atteints. Par la suite, chacun devrait participer à la vie du camps selon ses moyens : surveillance des routes, chasse, cueillette, artisanat… Seklobias invitait tout le monde à mettre à profit ses meilleures compétences. Deux d'entre nous devraient également être désignés pour participer aux conseils et participer à la gestion des Plaines de Fer.
Toutes ces conditions me parurent justifiées, et Grand Pat' n'hésita pas longtemps avant d'accepter les termes. Il fit annoncer cette décision à l'ensemble de la caravane, indiquant toutefois que la capitale n'était plus qu'à quatre jours de route pour ceux qui souhaitaient tout de même s'y risquer. Je vis quelques uns sourire à l'idée du défi lancé, et espérai que Dankrad et mon clan n'aient pas de si tôt des envies de pillage. J'avais pour ma part eu ma dose d'aventures lors de ces trois derniers mois, et la ferme intention de rester aux Plaines de Fer prendre soin de mon fils.
Nous traversâmes le camps et y observâmes tant de races différentes que je ne pus les compter. La majorité des habitants étaient des humains, mais à leurs cotés oeuvraient des nains, des elfes à la peau pâle comme la lune ou dorée comme le soleil, des semi-hommes et, mon sang ne fit qu'un tour, des trolls. J'eus un instant de panique en apercevant ces monstres de graisse et de muscles, et leurs cornes de bélier gigantesques. Mais personne dans le camps ne réagissait à leur présence. Malgré moi, je me contraignis au calme. Après tout, Grand Pat' nous avait expliqué que la plupart des trolls étaient des mercenaires, à la recherche du plus gros payeur… Peut être ceux là étaient-ils payés grassement par un habitant des Plaines de Fer.
Nous nous installâmes comme promis à l'écart, mais étions incontestablement la curiosité du jour, et nombre de réfugiés vinrent nous trouver durant tout l'après-midi. La plupart cherchaient à faire du troc, mais nous manquions nous mêmes des ressources les plus demandées. Nous pûmes cependant échanger beaucoup d'informations, et nous apprîmes grâce à une prêtresse que la maladie dont nous souffrions se nommait Fièvre des Saules, qu'elle était contagieuse et véhiculée par les trolls. Cette fièvre était bien connue du camps, où elle avait déjà fait de nombreuses victimes. La prêtresse nous affola en annonçant qu'après une dizaine de jours de fièvre, le malade se mettait à cracher du sang et que dès lors, plus rien ne pouvait être fait. Sous notre insistance désespérée, elle confirma qu'un remède existait, mais qu'il était fabriqué uniquement à partir de lentilles de Lune, et que plus personne au camps n'en possédait. Notre seul espoir serait que cette plante, habituellement trouvée dans les marres d'eau claire, aie bien voulu pousser dans les marécages à quelques jours de marche au Nord-Est.
Une fois les nouvelles répandue dans la caravane, il ne fallut pas longtemps pour qu'un groupe d'une dizaine de guerriers, trappeurs et herboristes se porte volontaire pour aller explorer les dits marécages. J'en faisais moi même parti, ainsi qu'Oldred, dont la volonté de sauver les autres du même sort que son petit-fils m'emplit de respect, et Mestre Mandragoros. Je remarquai aussi un homme dans la trentaine, pourvu d'une grosse barbe, de cheveux mi-longs, et d'un ventre imposant, qu'on m'indiqua être Turk, le forgeron. Je hochai la tête et fouillai dans ma mémoire. Björn m'avait-il parlé de ce confrère ? Je n'en avais aucun souvenir. Mon mari savait-il seulement que nous voyagions avec d'autres forgerons ? Avec son naturel renfermé, cela ne m'aurait pas étonné qu'il n'en sache rien. Il faudrait que je le lui dise rapidement.
L'expédition ne put cependant pas partir dans l'immédiat, à ma plus grande frustration. Une délégation venait d'arriver aux Plaines de Fer, et Oldred, en tant que nouveau membre du conseil représentant notre caravane, devait y assister auprès de Grand Pat'. Si je m'étais tout d'abord réjouie que le Jarl prenne l'un des deux sièges accordés à notre groupe, je m'en mordais à présent les doigts. Ceci dit, je lui faisais confiance pour mener à bien cette rencontre le plus rapidement possible, afin que nous puissions partir dès l'aube du lendemain. Je pris donc mon mal en patience, et essayai de m'intéresser à ce qu'il se passait au camps.
La délégation se composait d'une douzaine d'individus, dont un groupe de Nains d'Or, -dont l'appellation me laissa perplexe, puisque leur peau était aussi noire que du charbon, -accompagné par un obsidien, premier qu'il me fut donné de voir, et dont le corps semblait taillé dans la pierre même. A leurs côtés, des elfes sylvains, vénérable peuple des forêts de Lysande, et un homme-lézard à l'aspect singulier et au nom imprononçable. Je ne savais pas grand chose de son espèce, si ce n'était qu'ils se faisaient appeler Fils du Dragon, et qu'ils étaient absolument redoutables au combat.
Les nains venaient d'une ville minière à un jour de marche à l'Ouest : la cité de K'Srog. Eux aussi ont été touchés par les Abominations, mais leurs murs solides n'avaient pas été ébranlés. Leur cité était donc intacte, mais la population drastiquement réduite, et c'est pourquoi ils annoncèrent ouvrir leurs portes aux personnes qui leur seraient utiles : mineurs, forgerons, guerriers, marchands… nains bien sûr, mais aussi les autres, si l'envie se faisait sentir. Ils s'installeraient au camps quelque jour, le temps de recruter des volontaires, puis s'en iraient. Par la suite, nous pourrions envisager avec eux des échanges commerciaux, car ils produisaient et exportaient de la pierre et des métaux en quantité.
Les elfes quant à eux, habitaient la forêt de Lysande, à trois jours au Sud, dans une zone neutre dont ils avaient la protection. Ils nous proposèrent des vivres et du bois, leur générosité dissimulant mal le véritable message qu'ils apportaient : la forêt leur appartenait, et ils nous déconseillaient fortement de venir nous y servir. Ils nous avertirent également que les collines à l'Est, ainsi que les Plaines de Fer elles-mêmes pourraient rapidement être revendiquées par le Duc de Roc Noir, qui profitait du nouvel équilibre du monde pour récupérer les terres arrachées à ses ancêtres.
Je serai les dents en entendant ce dernier point. Cela signifiait que pour trouver les lentilles de lune, nous risquions à nouveau de tomber sur une patrouille. Il faudrait que je suggère aux autres d'emporter avec nous quelques pièces, car je ne croyais pas que nous puissions leur échapper sans conséquence une seconde fois.
L'idée générale qui ressortit de cette rencontre fut que les Plaines de Fer étaient idéalement situées. Et même s'il ne s'agissait ni d'une place forte, ni d'un endroit où il était aisé de vivre, nous pourrions sans trop de difficulté y ériger un comptoir où Lysande, K'Srog, Roc Noir, et pourquoi pas Arkis pourraient envoyer leurs richesses pour le commerce. L'idée ne m'attirait pas plus que ça, et les obstacles étaient nombreux alors que nous ne partions de rien, mais nous n'avions pas grand chose d'autre comme perspective d'avenir. Aussi m'en remis-je à mon Jarl, Dankrad, pour prendre la décision qu'il jugeait meilleure pour notre clan. Il avait acquis ma loyauté et ma confiance depuis des années, je me permis donc de le laisser gérer sans interférer, et me concentrai plutôt sur notre prochaine mission de sauvetage.
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MessageSujet: Re: Chroniques des Temps Obscurs et hommage aux vieux de la vieille   Lun 7 Aoû - 23:16

Rosiel a écrit:
j'objecte a l'idée d'être traité de vieux ! *sens son dos craquer péniblement et s'appuie un peu plus sur sa marchette XD*

eh ben t'as pas chomé ! je te donnerai les commentaires un peu plus tard mais O__O

et en effet je suis curieux de savoir comment se sont passées vos games de DND ^^ (enfin, si c'est bien a celui-la que vous jouez XD)

*se demande pourquoi il est dans la liste des remerciements puisqu'il a fait genre un RP avec tarod qui n'a jamais été complété  Razz *

J'ai des souvenirs de RP du tonnerre au contraire Smile Et même si c'était pas si long, bah moi ça m'a aidée Razz

Et sinon on joue sur RuneQuest avec un scénario original. Et ça me ferait super plaisir d'avoir ton avis, même succinct !
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Rosiel
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MessageSujet: Re: Chroniques des Temps Obscurs et hommage aux vieux de la vieille   Jeu 10 Aoû - 4:28

Tarod a écrit:
J'ai des souvenirs de RP du tonnerre au contraire Smile Et même si c'était pas si long, bah moi ça m'a aidée Razz  

content de l'entendre Very Happy

j'ai un pote qui jouait a rune quest ya un (très très long Razz ) bout de temps alors je sais un peu de quoi ça a l'air mais pas fan de MMO perso. je suis quand même content que vous ayez trouvés un truc cool a faire avec ça, j'ai hâte de lire la suite (mais tu est prévenue je suis très, TRÈS f*cking lent a donner mon avis sur des trucs qu'on me demande de lire, mais quand je vais le faire tu vas avoir un truc hyper détaillé promis Very Happy sauf que la j'ai 2 RP a faire, de la récup a sortir et du lavage a faire alors...pas maintenant quoi ^^) ça et je suis un peu down créativement ces temps-ci Neutral

(ÉDIT: et les 2 RP c'est seulement sur ce fo, j'en ai d'autres ou mes reps sont attendues XD)

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(merci pour le kit quam !)

   
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